Vendredi 16 octobre 2009
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A l'orée de la forêt de Puteaux, en son domaine familial, le prince Jean fomente la prise de contrôle de l'or des templiers de l'ordre de l'EPAD. Avec cet or il
pourra combattre plus facilement les manants de Neuilly qui lui avaient pour l'instant barré la route du chateau de Neuilly. Une fois reconquit ce fief familial plus rien ne devrait
l'empécher de partir sur les traces de son père à la conquête du royaume...
Au delà de la fable, cette affaire est allucinente et souligne surtout, au delà de la bétise d'un jeune homme de 23 ans, l'état lamentable de la classe politique dans son ensemble. Des élus
conseillers régionaux UMP des Hauts de Seine qui l'ont élu président de leur groupe pour faire plaisir à son papa; petites bassesses dont ils n'avaient visiblement pas mesurer les
conséquences. En passant par les Ministres de la république qui se sont empressés servilement (veulement) de soutenir le prince.
Je ne les ai pas entendu tous, mais Pécresse et Besson sur les matinales de France-Inter cette semaine m'ont estomaqué. Je ne pensais pas que l'on pouvait en arriver à de telles
bassesses. Jean Sarkozy tout légitime qu'il soit en tant qu'élu, n'a en aucune manière les compétences pour prendre la présidence d'un grand établissement public d'aménagement; point
final.
Vivement que je trouve mon robin des bois pour me rallier à sa troupe.
Par Pierre
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Jeudi 1 octobre 2009
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21:06
Difficile de laisser ses rêves derrière soi.
En juin, je voulais encore croire aux possibilités de travailler au sein du Mouvement Démocrate à la reconquête des espoirs que les militants de 2007 y avaient introduit. Peines perdues; en tout
cas en Seine Saint Denis. Les quelques caciques qui restent à la tête du département s'avèrent à la fois particulièrement incompétents et déjà - après quelques mois seulement - atteint de la
maladie chronique de nos partis politiques; essayer par tous les moyens de préserver leurs petits pouvoirs ou d'en acquérir le plus possible.
En conclusion, désapprouvant depuis déjà longtemps la personnalité du leader, désapprouvant le virage politique de ces dernières semaines et dans l'incapacité d'espérer un
renouvellement de l'intérieur, j'ai pris la décision de quitter le Mouvement Démocrate... fin de partie politique pour le moment.
Du coup me revoilà pleins de nouvelles questions. Quel chemin prendre pour aider notre société pour faire face aux défis de demains.
N'étant toujours ni de gauche, ni de droite, me voilà de nouveau orphelin d'une alternative à ces deux pôles. Bayrou c'est rangé dans le camp de la gauche en affirmant pouvoir s'y associer et en
réfusant tout dialogue avec la droite (de facto puisque la droite c'est Sarkozy). Les Verts resteront de gauche aussi, en tout cas jusqu'en 2012.
J'espère toujours que quelque chose de neuf va se produire. Ce qu'il faudrait c'est trouver le catalyseur des attentes et des espoirs de tous ces gens que j'ai croisé durant ces deux
années et qui partageaient les mêmes idées et les mêmes valeurs.
En avant.
Par Pierre
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Vendredi 19 juin 2009
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23:26
Il semble bien que je tienne la réponse à mon article précédent (claque ou tête à claque?). Et bien, non, la claque des électeurs n'a pas semblée salutaire à
François Bayrou et son cas semble incurable.
J'ai découvert (avec un peu de retard excusez moi) la vidéo suivante (dailymotion) où il répond aux militants du Modem.
Sous le couvert de sa dialectique il ne reconnait en rien ses erreurs ni envers Mr Cohn-bendit (*) ni surtout envers la seule et unique idée qui l'anime, devenir Président à la place du
Président.
Qu'il ait le culot de dire au bout de deux minutes "...les attaques de nos adversaires se sont concentrées sur ce point qui était de dire 'vous pensez à la présidentielle et pas aux
européennes' ce qui était évidemment faux. ..." est pour moi incroyable et édifiant.
Bien sur que c'était vrai. Je vous ai entendu moi-même, Mr Bayrou, faire ces lapsus qui confondaient européennes et présidentielle. J'ai entendu les demandes de vos proches nous demandant,
alors que nous nous en défendions, de repousser la sortie du programme européen élaboré par les militants engagés travaillants dans les commissions pour laisser la place nécessaire à votre
personne.
Je n'ai pas lu votre dernier livre. Et pour sur, je n'en ai plus envie, il n'est pas crédible. D'abus de pouvoir je ne conserverais que celui que vous exercez au sein du Modem.
Pourtant je vais y rester (du moins tant qu'il y restera un peu de démocratie et que l'on ne m'en chassera pas) en essayant de réveiller les forces de renouvellement de la vie politique
que je vous suis néanmoins gré d'avoir semée en 2007.
Je vais y rester aussi parce que je suis maintenant absolument certain que vous êtes devenu un Iznogoud. Et Iznogoud ne devient jamais calife à la place du calife... Il faut donc bien
continuer à aider le peuple du Modem et espérer passer un jour du califat à la démocratie.
(*) je préfère quelqu'un qui a fait des conneries dans sa jeunesse et évolue vers la sagesse que l'inverse.
Par Pierre
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Vendredi 19 juin 2009
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00:26
Je regardais hier un très intéressant documentaire sur l'histoire récente de l'Iran et les dérives mégalomaniaques de son dernier Shah.
Pour lui, pas de claque, hormis la finale, celle qui l'a exilé (et encore s'en est-il tiré à très bon compte). L'explication qui en était donnée par le commentateur tenait
surtout dans l'aveuglement de cet homme qui pensait être aimé (adulé?) par son peuple alors que plus grandissait son égo, plus il s'en séparait.
Cette histoire évidemment se répète depuis la nuit des temps et dans tous les domaines de la société. Il n'y a pas que les monarques absolus, les dictateurs, les autocrates, mais aussi les barons
d'industrie, les barons de la finances, les dirigeants de grandes sociétés, les dirigeants politiques... les dirigeants de partis politiques?
Le notre a reçu une belle claque le 7 juin, et à mon avis essentiellement pour cette principale raison, quoi qu'on veuille en dire. Cette claque lui sera-t-elle salutaire, lui qui
visiblement (et très médiatiquement) doit penser que de temps en temps elles peuvent l'être?
Je fais partie de ceux (je l'avoue sans honte) qui pense effectivement qu'une claque (même physique) peut être bénéfique. Mais elle ne le sera qu'à deux conditions: qu'elle soit méritée et que
la personne (ou l'enfant) qui la reçoive puisse s'en convaincre lui-même !
La claque du 7 juin était-elle méritée de la part des électeurs? Pour ma part, sans l'ombre d'un doute.
Avoir de l'ambition est une bonne chose. Se laisser mener par cette seule ambition est tout autre.
François Bayrou pourra-t-il se convaincre de ce que les électeurs le lui ont rappelé à bon escient?
L'avenir nous le dira.
Les régionales c'est demain. Avec les mêmes bonnes âmes nous allons de nouveau remettre notre métier sur la table et en commissions studieuses et travailleuses nous allons essayer de
définir un programme et des aspirations citoyennes... Ce travail se verra-t-il encore une fois réduit à néant? Nos candidats seront-ils encore une fois nommés et non pas choisis
démocratiquement? Nos programmes seront-ils noyés sous l'image d'un chef omnipotent?
Quand les démocrates que nous voulons être se reveilleront-ils et exigeront-ils la mise en oeuvre de ce que nous présentons comme nos valeurs. Ou ne sont-ce définitivement que des
rêves?
Par Pierre
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Samedi 28 mars 2009
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16:15
Les deux mon général.
Le débat de la semaine sur toutes les ondes et tous les média fut celui des parachutes dorés et dériva partout vers des débats toujours plus people et aguicheurs.
Si de nombreux media, blogs, presses, émissions radio ou télé offrent des débats de relativement bonne tenue permettant de se faire une idée de l'étendue du problème auquel nous somme confrontés,
je n'ai pas eu pour l'instant l'occasion de voire, lire ou entendre de prises de positions vraiment engagées pour nous proposer demain une société plus juste et plus humaine.
Il en était de même hier soir lors de l'émission "Riche - plus que son voisin" sur France 5 avec Yves Calvi, ni moins bonne ni meilleure que beaucoup d'autre. Par contre il m'a été donné
encore une fois (la dixieme probablement encore cette semaine) d'entendre proférer un mensonge par omission qui m'exaspère au plus au point.
Jacque Marseille à redit que les salaires moyens des patrons d'entreprise en France étaient de l'ordre de 4000€ à 5000€ net par mois. C'est ce que l'on veut que les auditeurs retiennent
! Il s'agit de salaire moyen, en aucun cas de revenu moyen ! Et encore moins de niveau de vie moyen !
Les patrons d'entreprises ne se versent pas de salaires plus important que ce dont ils ont besoin pour bien vivre; ils ne sont pas fous ! Les salaires sont bien plus taxés que les revenus des
capitaux. Or c'est principalement ce que vise un entrepreneur, développer le capital que constitue son entreprise; à la fois pour se verser en tant qu'actionnaire des dividendes (moins taxé que les
salaires donc d'une bonne quinzaine de %) et pourquoi pas dégager un beau capital lors de la cession de son entreprise (cas majoritaire des petits entrepreneurs lorsque vient la retraite bien
méritée).
Cela étant dit, le revenu moyen annualisé de ces entrepreneurs est certainement bien supérieur aux chiffres enoncés - 6000€, 8000€, 10000€ euros par mois? Peu importe le montant exact, à
ma connaissance personne n'a essayé de le mesurer; mais c'est plus que les 4000€ que l'on nous assainé toute la semaine.
Pour être tout à fait honnête, le sujet a été traité en deux ou trois phrases lors d'un échange entre Jacque Marseille et Guillaume Duval qui ont quand même évoqué le revenu et l'accroissement
du capital de l'entreprise en vue dixit Jacque Marseille "de léguer le fruit de la vente à ses enfants".
Loin de moi l'idée que la moyenne des patrons gagnent beaucoup trop; je suis d'ailleurs iconoclaste en la matière puisque ma théorie est qu'ils peuvent s'attribuer les salaires, le
capital et les revenus qu'ils veulent... même des millions ou des milliards.
Mais par contre ils ne sauraient être exempts de l'effort de redistribution. Et cet effort doit être juste et basé sur une prise en compte réelle des revenus et du capital, pas seulement du
salaire.
Ce qui est très rigolo dans l'histoire, c'est que l'on a une bonne idée du seuil que "les riches" (et j'en fait partie) considère comme étant un revenu permettant de très bien vivre ; ces
mêmes 4000 à 5000€.
Au delà on peut, on doit taxer les revenus de manière progressive et je au-delà de quelques dizaines de milliers d'euros par mois il serait normal de taxer les revenus à 90%... Pas de
manière temporaire comme l'on fait Roosevelt après la crise 1929 ou comme Obama souhaite le faire maintenant, mais de manière permanente.
Le capital aussi doit être taxé
Par Pierre
-
Publié dans : questions-de-pierre
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