A écouter ou lire la presse et les médias, j'ai l'impression bizarre que la leçon ne sera pas tirée de la crise actuelle, ou du moins pas dans l'immédiat.
Le discours général des éminents éconosmistes (et des éminences grises) laissent à croire que si crise il y a c'est parce que nos instances de gouvernances mondiales (Etats, UE, Banques
centrales, FMI que sais-je encore?) n'agissent pas assez vite et de manière assez concertée pour la juguler... la crise.
Aujourd'hui nous dit-on, ça va un peu mieux; parce qu'enfin les banques centrales baissent ensemble les taux d'intéret ("mais pas encore assez, s'il vous plait"), parce qu'enfin les
Etats nationalisent plus massivement les dettes pourries des banques en difficulté, parce qu'encore on garantit les dépots de manière illimitée. Sans oublier, bien sûr, de continuer à
injecter des liquidités de manière massive...
Bref, que si tout cela avait été entrepris un peu plus tôt on aurait certainement pu l'éviter cette crise...
Incroyable !
Incroyable mais bien compréhensible; ils y tiennent à leur système les bougres...
Quelques voies (timides) s'élèvent pour mettre en place des régulations internationales . Cf par exemple ce billet d'une commissaire européenne glané sur le site de Quitterie Delmas . Mais est-ce seulement de nouvelles "régulations" qui vont régler le problème ?
De quoi parle-t-on en fait? Quel est ce problème de confiance entre les banques dont on nous parle? Banques qui ne veulent plus se pretter de l'argent entre elles. Mais au fait,
pourquoi donc des banques ont elles besoin de se pretter de l'argent entre elles ?
Imaginons que les finesses du capitalisme financier m'échappe complètement... Normalement une banque reçoit des dépots de clients (mon salaire par exemple, ou si j'étais une entreprise mes
bénéfices ou mes règlements clients) et avec l'argent de ces dépots (plus ses fonds propres) va pretter de l'argent à d'autres clients (mon crédit immobilier ou pour une entreprise un
fond de roulement ou d'investissement)...
Et elle fait son beurre sur la différence des intérets plus élevé des prêts que des dépôts...
Ou donc apparaissent d'autres banques dans ce processus? Normalement nulle part...
Le problème c'est simplement celui-ci... Imaginons encore...
Vous êtes un banquier malheureusement trop humain et vous avez un client qui veut vous empreinter mettons 1Milliards d'euro et est prêt à "payer" 5% d'intéret . Vous n'avez pas
ces 1Milliards mais vous savez que la banque voisine elle les a (enfin théoriquement)... Vous savez aussi la banque voisine vous perçoit comme une grosse banque bien stable et que vous
pourriez donc lui négocier une prêt à 4%...
5-4, cela vous laisse toujours 1% de bénef (10millions d'euros quand même)... On y va gaiement...
Si ce type d'échange était unique et toujours aussi gros... passe encore. Car on imagine mal que beaucoup de client soit bête au point de ne pas aller directement négocier
avec la banque voisine directement... et cela se saurait vite... Le problème c'est que les montants des échanges de ce type sont bien moindre (sauf cas Kerviel cf mon billet
de début d'année) et dispersés sur des milliers de type de produits dérivés que les banquiers eux même ont inventés dans un seul et unique but en fait: cacher ce client qui accepte de
payer 5%... pour de l'argent que l'on a pas encore...
Et ça ce n'est que le début... ce que l'on apparente aux "banques de dépôts" ... car ensuite sont venues les "banques d'affaire" qui elles traitent les actions des entreprises où les stocks
de matières première...
Là aussi les choses sont simples au départ... une action d'une l'entreprise est "normalement" une part de la valeur du capital mis dans la création (ou l'extension)
de celle-ci. Part qui doit rapporter des dividendes sur les bénéfices réalisés par l'entreprise... Normal. On peut acheter ou revendre cette part et il existe un marché pour
cela : la bourse... Bien. Et les banques d'affaires sont les organismes par lesquels on passe pour acheter ou vendre ses actions sur la bourse et au passage la banque d'affaire prendra une petite
commission sur la transaction... très bien...
Mais encore une fois, les choses vont humainement mal tourner... Pour acheter et vendre un peu plus d'actions et donc toucher quelques commissions supplémentaires que n'est-il tentant de
faire en sorte qu'il y ait plus de transactions... on invente alors les analyses financières et les agences de notation, le marketing et la communication financière pour faire croire à la
poule aux oeuf d'or...
Et le pire, c'est que ça marche... On s'est tous laissé attirer (moi compris dans une certaine mesure) par l'appat de gains indus.
Vinrent enfin les spéculateurs... nombreux... très nombreux... Tous ceux qui, comprenant que des gogos étaient à plumer, se sont rués dans l'arène de la finance mondiale...
Parfois, il s'agit de vrais requins physiques... mais malheureusement bien souvent de personnes morales bien plus evanescentes.
Arrêtons là ! N'en jettons plus la coupe est pleine.
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Signez la pétition lancée par Luc Mandret contre le cumul des mandats
La trajectoire d’un élu politique en France répond à deux lois simples : on se présente à une fonction pour préparer sa candidature à la fonction suivante ; lorsqu’on est élu à la fonction supérieure, on conserve la fonction antérieure de manière à éviter qu’un « intrigant » ne vienne reproduire à vos dépens le parcours que vous venez de réussir. D’où l’obsession de cumuler les mandats.
Valéry Giscard d'Estaing