J'ai écouté bien sagement hier notre président Sarkozy nous exposer sa vision de la crise et des moyens d'en sortir. Et bien je suis toujours convaincu qu'il
n'a pas compris (ou trop bien) le ressentiment et le sentiment d'injustice qui pointe. Pas plus que la "classe dirigeante" et la nomenclatura française d'ailleurs.
Barack Obama semble à mon avis bien plus perspicace, mais peut être n'est-ce qu'une illusion transatlantique.
Cela étant dit les sentiments du peuple américain semble bien en phase avec les notres (voir l'article de Matt Frei BBC Washington link). Et avec les 500 000 destructions d'emplois
annoncées en 2008 - du jamais vu - la rage et l'esprit de révolution que pressent ce journaliste pourrait bien continuer à grandir jusqu'à couper les têtes de ses Marie-Antoinnettes.
Comme je suis aussi d'accord avec lui sur sa conclusion, je prie le ciel pour que, soit nos présidents respectifs aient un éclair de lucidité lors de leur prochaine réunion du G20, soit que les
peuples aient, sans qu'on le soupçonne (en tout cas pas moi), fait des progrès énormes en terme de capacités humaines et démocratiques.
Dans les deux cas pour mener à bien cette innévitable révolution sans que nos enfants en soient dévorés.
Démocratiquement votre.
Par Pierre
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Spéculateurs du monde entier, profitez de votre cadeau... Les dirigeants européens ont trouvé, on ne sait où, ce week-end 1400 (et plus) milliards d'euro pour vous offrir un rebond
"historique" et vous permettre une fois encore de vous remplir les poches...
Comme aucune mesure de fond n'accompagne ces montants farimineux il est fort à parier que la bourse redescendra dans les jours à venir... Le pari de ces dirigeants c'est que cela devrait
suffire à endiguer la chute dramatique des semaines passées et à stabiliser le marché sur un niveau plus ou moins actuel pour "sauver" le système. Y sont-ils complètement
assujetis où sont-ils complètement aveugles ?
1400 milliards c'est 3 fois le budget annuel de la France... pour garantir ou acheter les créances pourries des banques... Et personne ne sait (c'était le préambule de la crise) à quel
point elles sont pourries ces créances.
Aucune personne sensée n'achèterait un produit dont on lui dirait qu'il est pourri mais qu'on ne sait juste pas jusqu'à quel point ... Tout cela est assez délirant...
La certitude que j'ai, c'est que l'on en paiera le prix quel qu'il soit... et malheureusement rien pour le moment ne me laisse penser que le paiement sera reparti avec plus de justice et
d'équité qu'aujourd'hui...
Démocrates, reveillez-vous on a besoin de vous maintenant... pas en 2012 pas en 2017... C'est maintenant qu'il faut faire entendre une voix différente.
Par Pierre
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A écouter ou lire la presse et les médias, j'ai l'impression bizarre que la leçon ne sera pas tirée de la crise actuelle, ou du moins pas dans l'immédiat.
Le discours général des éminents éconosmistes (et des éminences grises) laissent à croire que si crise il y a c'est parce que nos instances de gouvernances mondiales (Etats, UE, Banques
centrales, FMI que sais-je encore?) n'agissent pas assez vite et de manière assez concertée pour la juguler... la crise.
Aujourd'hui nous dit-on, ça va un peu mieux; parce qu'enfin les banques centrales baissent ensemble les taux d'intéret ("mais pas encore assez, s'il vous plait"), parce qu'enfin les
Etats nationalisent plus massivement les dettes pourries des banques en difficulté, parce qu'encore on garantit les dépots de manière illimitée. Sans oublier, bien sûr, de continuer à
injecter des liquidités de manière massive...
Bref, que si tout cela avait été entrepris un peu plus tôt on aurait certainement pu l'éviter cette crise...
Incroyable !
Incroyable mais bien compréhensible; ils y tiennent à leur système les bougres...
Quelques voies (timides) s'élèvent pour mettre en place des régulations internationales . Cf par exemple ce billet d'une commissaire européenne glané sur le site de Quitterie Delmas . Mais est-ce seulement de nouvelles "régulations" qui vont régler le problème ?
De quoi parle-t-on en fait? Quel est ce problème de confiance entre les banques dont on nous parle? Banques qui ne veulent plus se pretter de l'argent entre elles. Mais au fait,
pourquoi donc des banques ont elles besoin de se pretter de l'argent entre elles ?
Imaginons que les finesses du capitalisme financier m'échappe complètement... Normalement une banque reçoit des dépots de clients (mon salaire par exemple, ou si j'étais une entreprise mes
bénéfices ou mes règlements clients) et avec l'argent de ces dépots (plus ses fonds propres) va pretter de l'argent à d'autres clients (mon crédit immobilier ou pour une entreprise un
fond de roulement ou d'investissement)...
Et elle fait son beurre sur la différence des intérets plus élevé des prêts que des dépôts...
Ou donc apparaissent d'autres banques dans ce processus? Normalement nulle part...
Le problème c'est simplement celui-ci... Imaginons encore...
Vous êtes un banquier malheureusement trop humain et vous avez un client qui veut vous empreinter mettons 1Milliards d'euro et est prêt à "payer" 5% d'intéret . Vous n'avez pas
ces 1Milliards mais vous savez que la banque voisine elle les a (enfin théoriquement)... Vous savez aussi la banque voisine vous perçoit comme une grosse banque bien stable et que vous
pourriez donc lui négocier une prêt à 4%...
5-4, cela vous laisse toujours 1% de bénef (10millions d'euros quand même)... On y va gaiement...
Si ce type d'échange était unique et toujours aussi gros... passe encore. Car on imagine mal que beaucoup de client soit bête au point de ne pas aller directement négocier
avec la banque voisine directement... et cela se saurait vite... Le problème c'est que les montants des échanges de ce type sont bien moindre (sauf cas Kerviel cf mon billet
de début d'année) et dispersés sur des milliers de type de produits dérivés que les banquiers eux même ont inventés dans un seul et unique but en fait: cacher ce client qui accepte de
payer 5%... pour de l'argent que l'on a pas encore...
Et ça ce n'est que le début... ce que l'on apparente aux "banques de dépôts" ... car ensuite sont venues les "banques d'affaire" qui elles traitent les actions des entreprises où les stocks
de matières première...
Là aussi les choses sont simples au départ... une action d'une l'entreprise est "normalement" une part de la valeur du capital mis dans la création (ou l'extension)
de celle-ci. Part qui doit rapporter des dividendes sur les bénéfices réalisés par l'entreprise... Normal. On peut acheter ou revendre cette part et il existe un marché pour
cela : la bourse... Bien. Et les banques d'affaires sont les organismes par lesquels on passe pour acheter ou vendre ses actions sur la bourse et au passage la banque d'affaire prendra une petite
commission sur la transaction... très bien...
Mais encore une fois, les choses vont humainement mal tourner... Pour acheter et vendre un peu plus d'actions et donc toucher quelques commissions supplémentaires que n'est-il tentant de
faire en sorte qu'il y ait plus de transactions... on invente alors les analyses financières et les agences de notation, le marketing et la communication financière pour faire croire à la
poule aux oeuf d'or...
Et le pire, c'est que ça marche... On s'est tous laissé attirer (moi compris dans une certaine mesure) par l'appat de gains indus.
Vinrent enfin les spéculateurs... nombreux... très nombreux... Tous ceux qui, comprenant que des gogos étaient à plumer, se sont rués dans l'arène de la finance mondiale...
Parfois, il s'agit de vrais requins physiques... mais malheureusement bien souvent de personnes morales bien plus evanescentes.
Arrêtons là ! N'en jettons plus la coupe est pleine.
Par Pierre
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Tandis que les éléphants du PS se disputent la tête de ce dernier, les élections internes du Mouvement Démocrate aujourd'hui m'ont conforté dans mon engagement.
En Seine Saint Denis, c'est une équipe quasi entièrement nouvelle qui vient ainsi d'être élue. Sur les 5 co-présidents nommés et les dizaines de conseillers départementaux et nationaux, la
plupart sont jeunes et en tout cas très jeunes en politiques...
Qu'ils aient adhéré à la nouvelle UDF qu'avait lancé F. Bayrou dès 2006, ou au Modem depuis les élections présidentielles, leurs motivations principales étaient de faire de la politique
autrement et de renouveller la vie politique française:
Et bien au sein du Modem, c'est fait !
Ne reste plus qu'a étendre cette trainée de poudre à tout l'appareil politique en place... C'est ce que nous ferons dans les années à venir !
Evidemment maintenant il va nous falloir bosser très dur pour aussi construire un projet politique pour tous les français et les européens et aussi ne pas tomber dans les pièges de
nos ainés (l'appat du gain et du pouvoir)... La bataille sera dure aussi sur ce terrain en interne et je vais m'y engager... La cible principale étant toujours à mes yeux
le cumul des mandats et leurs reconductions...
Mais j'ai bon espoir.
Par Pierre
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